10 films / 1 mois !
Programmation mensuelle de 10 films issus de la plateforme de streaming Tënk, de la base de données On Architecture et des collections du réseau ArchiRès (Bêka et Lemoine, Images de la culture, conférences des Ensa(p)).
Notre sélection aborde des sujets variés : architecture, villes, habitat, nature, environnement, climat, scénographie, arts vivants, espace public, sciences du vivant, sociologie, technologie, féminisme, design et mobilité.
En écho à cette sélection, nous vous proposons également plusieurs références de lecture en lien avec certains films, disponibles à la médiathèque.
Au-delà de la sélection mensuelle :
→ Profitez de l’intégralité des contenus disponibles sur ArchiRès, Tënk et On Architecture, et visionnez-les quand vous le souhaitez, où que vous soyez
→ Explorez les bases de données audiovisuelles et sites internet spécialisés répertoriés sur ArchiRès
→ Accédez aux captations des conférences organisées par les associations de l’ENSAM et l’école sur la chaîne YouTube de l’ENSAM
Vous avez une idée de thématique ? Nous sommes ouverts à toutes vos suggestions !
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DÉCEMBRE 2025 : 10 FILMS, 1 MOIS ! [du 16/12/25 au 16/01/26] *
Cette sélection met en lumière des œuvres qui interrogent et explorent de manière profonde la relation complexe entre l’humain, l’architecture et l’espace. À travers des films variés, les réalisateurs nous invitent à réfléchir sur l’impact de l’architecture sur nos vies quotidiennes, nos comportements et notre perception de l’environnement. Chaque œuvre propose une vision unique de l’espace, qu’il soit urbain, naturel ou intime, et soulève des questions sur notre interaction avec notre cadre de vie. Que ce soit à travers des portraits de communautés, des explorations de l’espace public ou des représentations de la nature, ces films invitent à repenser notre manière de vivre et d’habiter le monde.
Nota Bene : N’oubliez pas de vous connecter sur les plateformes avant de cliquer sur les liens vidéos, sinon une page 404 s’affichera.
Français, sous-titre Anglais
[❤️🐴🏔️Coup de coeur]
Vivant parmi les vivants
Durée : 94 minutes
Réalisateurs : Sylvère Petit
Producteurs : Les Films d’Ici Méditerranée, Cinédokké, Proarti
Sur les traces d’une jument de Przewalski, d’une chienne citadine et de deux philosophes (Baptiste Morizot et Vinciane Despret), une réflexion passionnante sur notre rapport aux autres vivants qui, en inversant la perspective, pose des questions inédites sur notre place dans le monde.
L’avis de tënk : Sylvère Petit s’aventure à la recherche d’un métissage cinématographique et tente d’explorer autrement les codes du cinéma animalier. Faire sans l’anthropomorphisme, le sensationnalisme ou la seule lecture scientifique des vivants. Alors qu’il s’essaie à regarder et à écouter autrement la chienne Alba et la jument Stipa, les êtres humains qu’il filme sont eux aussi tout à leur expérimentation et réflexion, essayant de trouver d’autres langages face à la pauvreté des mots et des relations aux vivants à laquelle nous cantonne la modernité. Une pensée en train de se faire, qui chemine et trouve pas à pas une manière de réparer les maux.
Tantôt plongé dans le quotidien du troupeau au cœur du Causse Méjean à la splendeur saisissante, tantôt au cœur des villes et de leur activité sensorielle erratique – bruits, odeurs, tumultes –, le réalisateur prend le cinéma et ses outils comme un exercice de traduction et ce faisant essaye de faire justice à la manière d’exister des autres vivants.
Julia Pinget ·
Réalisatrice
mots-clés : Écologie • Coups de cœur • Cinéma animalier • Occitanie
Rendre l’eau à la terre
Baptiste Morizot
Résumé : Comment ramener l’eau à la vie ? En enquêtant sur le temps profond des rivières. On découvre qu’elles ont coévolué avec une forme de vie qui travaille depuis des millions d’années à hydrater les milieux : c’est le castor. Il ralentit l’eau, l’infiltre dans les sols, la purifie et la donne en partage à tous les vivants. Il façonne ainsi des oasis de vie qui peuvent nous aider à traverser les sécheresses, les feux et les crues. Son action amplifie la vie. Traqué pendant des siècles comme un nuisible, peut-il devenir aujourd’hui un allié ? Le castor peut-il nous inspirer une philosophie de l’action enfin libérée du culte du pétrole, du machinisme et du contrôle ? Saurons-nous apprendre d’un autre animal comment guérir les rivières ? L’enjeu est de changer de paradigme, vers une pensée de l’eau vivante capable de désaltérer un monde assoiffé. En ces temps bouleversés, il est temps de passer des alliances avec des puissances non humaines. D’explorer la possibilité de participer, en humains, à l’autoguérison du monde. Et d’apprendre, nous aussi, à amplifier la vie.
Anglais, sous-titre Français
[Filmer l’art]
Andy Goldsworthy et l’œuvre du temps
Durée : 90 minutes
Réalisateur : Thomas Riedelsheimer
Producteurs : Mediopolis Film Gmbh, Skyline Productions
Les doigts gelés par le froid, pressé par le soleil levant, un homme casse de petits tronçons de stalactite et les assemble avec un peu de salive en un long serpentin de glace suspendu. Puis vient l’attente, longue, incertaine, et enfin un petit miracle : le serpentin, traversé de rais de soleil, s’illumine. Des plaines du Canada aux plateaux d’Écosse, le film nous offre à voir le travail de création de l’artiste de Land Art Andy Goldsworthy.
L’avis de tënk : Thomas Riedelsheimer a été le premier réalisateur à pouvoir observer le travail de Andy Goldsworthy sur une longue période. Son film se concentre sur l’imprévisibilité, la surprise et le risque d’échec qui caractérisent l’œuvre de l’artiste. De la construction patiente et exigeante des œuvres à leur transformation — instantanée ou lente érosion — sous l’effet du vent, du mouvement des marées, du soleil, le documentaire capte ce dialogue fragile entre l’homme et les éléments.
Les images captivantes et la bande originale expérimentale de Fred Frith déplacent l’attention de l’œuvre achevée vers sa production même, intrinsèquement éphémère. Riedelsheimer s’intéresse davantage au processus — devenir, disparaître — aux tentatives et aux échecs, et beaucoup moins à l’objet fini. Le film réussit ainsi à créer un récit autonome sur la tentative futile de capturer la beauté de l’instant.
Luc-Carolin Ziemann ·
Programmatrice, autrice et formatrice cinéma
mots-clés : Arts • Coups de cœur • À voir en famille • Écologie • Portrait
Français
[🙏Hommage à Frank Gehry]
Interview de Frank Gehry
sur Louis Kahn
Durée : 10 minutes
Réalisateur : Felipe De Ferrari
Producteurs : Diego Grass
Dans cet entretien filmé en 2012, Frank Gehry évoque la figure de Louis Kahn et l’influence déterminante qu’il a exercée sur sa formation d’architecte. Gehry revient sur ses années de jeunesse, lorsqu’il assistait aux conférences de Kahn à Philadelphie et échangeait avec lui après les séances. Il décrit Kahn comme un «mystique» et reconnaît que ses premières œuvres sont nées de sa «révérence» pour ce maître de l’architecture américaine du XXe siècle.
L’interview explore les points de convergence et de divergence entre deux visions architecturales a priori opposées : la monumentalité silencieuse et géométrique de Kahn face aux formes libres et expressives de Gehry. Malgré ces différences stylistiques évidentes, Gehry témoigne d’une dette intellectuelle profonde envers son aîné, notamment sur la question de la lumière, de l’honnêteté des matériaux et de la dimension presque sacrée de l’acte de construire.
En donnant la parole à l’un des architectes les plus influents de notre époque sur l’une des figures tutélaires du siècle passé, ce document interroge la notion de transmission en architecture. Comment un héritage aussi singulier que celui de Kahn — fait de rigueur, de spiritualité et d’exigence formelle — peut-il nourrir une pratique aussi radicalement différente ? L’entretien offre des pistes de réflexion à travers le regard et les mots de Gehry.
mots-clés : Louis Kahn • Frank Gehry • Transmission • Influence • Architecture américaine • Modernisme • Lumière
Espagnol, sous-titre Français
[🙏Hommage à Frank Gehry]
[Collection ArchiRès : Bêka & Lemoine]
Gehry’s Vertigo
Durée : 48 minutes
Réalisation : Bêka & Lemoine
Production : BêkaFilms
Gehry’s Vertigo bouleverse l’image idéalisée du musée Guggenheim de Bilbao, l’un des bâtiments les plus emblématiques de l’architecture contemporaine, conçu par Frank Gehry en 1997. Le film plonge le spectateur dans le quotidien méconnu de ce mythe vivant en adoptant un point de vue inédit : celui des alpinistes et cordistes chargés du nettoyage des vitres, suspendus à trente mètres de hauteur sur les façades ondulantes du musée.
D’un réalisme saisissant, le documentaire nous fait glisser, avec sueur et émotion, dans la peau de ces professionnels de l’extrême. Entre ascensions périlleuses et lutte acharnée contre la poussière, le film révèle leurs gestes, leurs techniques et les défis physiques qu’impose l’entretien d’une telle architecture. À travers le portrait de ces athlètes de haute voltige, c’est la complexité et la virtuosité de l’œuvre de Gehry qui se dévoilent autrement.
En proposant cette escalade vertigineuse sur les toits du Guggenheim, Ila Bêka & Louise Lemoine offrent une autre façon, plutôt inédite, de faire connaissance avec un bâtiment. Le film interroge ainsi la vie cachée des icônes architecturales et le travail invisible de ceux qui les maintiennent dans leur éclat. Suspense et vertige garantis.
mots-clés : Frank Gehry • Musée Guggenheim Bilbao • Entretien • Cordistes • Architecture contemporaine • Déconstructivisme
Français
[🎬CINÉMA · Long métrage]
[Collection « Images de la culture »]
Les météorites
Durée : 85 minutes
Réalisation : Romain Laguna
Production : Images de la culture
Nina, 16 ans, passe l’été dans son village du sud de la France. Alors qu’elle vient de voir une météorite tomber dans la montagne, elle rencontre Morad dont elle tombe amoureuse. Le format 4/3 ne trompe pas : pour son premier long métrage, Romain Laguna dresse avant tout un portrait — celui de Nina, incarnée par une non-professionnelle, l’inoubliable Zéa Duprez, présente dans tous les plans. Le réalisateur donne également la part belle aux paysages de sa région natale, l’Occitanie.
Le récit s’empare avec brio des codes du naturalisme à la française : une adolescente fiévreuse, des parents absents, un petit job d’été dans un parc d’attractions, une rencontre amoureuse et une définition sociale qui s’incarne dans l’architecture — l’immeuble inaccessible de Morad, la zone où errent les adolescents. Mais le regard du cinéaste décadre le genre de la chronique initiatique. Dès le début, la météorite place Nina dans un espace symbolique. Dans le parc aux étranges cris d’animaux, elle joue avec des dinosaures miniatures. Quand elle boit à la rivière, elle est filmée derrière les feuilles, comme si la nature la regardait.
Alors que Nina perd son travail et son amant, le film se débarrasse des oripeaux du réalisme pour cadrer le personnage face à l’immensité. Les paysages deviennent intérieurs, et le cratère de la météorite, le reflet de toutes les cicatrices.
mots-clés : Adolescence • Premier amour • Occitanie • Paysage • Naturalisme • Film initiatique
Français
[Paysages confisqués]
[Collection « Images de la culture »]
Taming the Garden
Durée : 91 minutes
Réalisation : Salomé Jashi
Production : Images de la culture
En Géorgie, un homme puissant et fortuné collectionne des arbres centenaires qu’il achète à des petites communautés rurales situées sur la côte de la mer Noire. Afin de les transplanter dans son jardin privé, des moyens humains et techniques colossaux sont mis en œuvre pour les sortir de terre et les transporter. Taming the Garden suit le parcours de ces arbres monumentaux, altérant à la fois le paysage rural et le quotidien de ses habitants.
Alors que des hommes pêchent sur les rives, un arbre remarquable navigue sur les flots. Cette prouesse en apparence poétique est orchestrée par un commanditaire insaisissable — Bidzina Ivanishvili, ex-Premier ministre et 365e fortune mondiale en 2019 — caractérisé aux dires des ouvriers par son petit chien et son nœud papillon rouge. Sa manne financière divise la communauté : entre défenseurs d’un patrimoine naturel inestimable et ceux qui voient dans cet argent facile un moyen de dynamiser la région.
Des travailleurs creusant la terre aux processions suivant le départ fantomatique des arbres dans la nuit sur d’immenses camions, Salomé Jashi compose une ode poétique et troublante sur la nature domptée par l’Homme, le pouvoir de l’argent et la fragilité des paysages face aux caprices des puissants.
mots-clés : Géorgie • Arbres centenaires • Pouvoir • Paysage • Écologie • Oligarchie
[monographie d’architecte : 92 MEI]
Meier : Richard Meier & partners complete works 1963-2013
Philip Jodidio
Résumé : Dès ses débuts en tant que membre des «New York Five» Richard Meier devient une figure centrale de l’architecture contemporaine aux États-Unis. Avec le Getty Center et d’autres réalisations plus récentes, comme l’église du Jubilée à Rome, Richard Meier s’est bâti une solide réputation en élargissant l’horizon de l’architecture américaine contemporaine, tout en conservant son approche rigoureuse, de la conception jusqu’aux finitions.
Connu pour ses plans quadrillés soigneusement élaborés et son recours fréquent à la couleur blanche, Richard Meier est un maître incontesté de la lumière, de l’espace et du volume, capable d’adapter son style à des contextes et des sites très différents. Pour célébrer les 50 ans de son cabinet, cette monographie retrace l’intégralité de la carrière de Meier dans toute son envergure et sa splendeur. Ce spectaculaire ouvrage est préfacé par le célèbre architecte espagnol Alberto Campo Baeza.
Français
[Histoire vraie 🤡]
[Collection « Images de la culture »]
Chocolat
Durée : 122 minutes
Réalisation : Roschdy Zem
Production : Korokoro, Mandarin Cinéma, Gaumont, M6 Films France
Quatrième film de Roschdy Zem en tant que réalisateur, Chocolat s’inspire de l’histoire vraie de Rafael Padilla, premier artiste noir de la scène française. En 1897, il se produit sous le nom de Kananga pour le cirque Delvaux avant de devenir Chocolat en formant un duo avec le clown George Foottit . Ensemble, ils connaîtront un succès retentissant — mais Chocolat n’offre-t-il pas là encore une image de Noir propre à rassurer les spectateurs blancs ?
Le film de Roschdy Zem raconte aussi notre époque : Chocolat a des problèmes de papiers et cherche à être reconnu autrement que dans des rôles stéréotypés. C’est une publicité le représentant avec un visage de singe qui le réveille de son acceptation passive. Au-delà de la dénonciation du racisme, le film soigne les numéros du duo : secrètement amoureux de lui, le clown blanc sort Rafael du rôle du sauvage qui fait peur mais le conforte dans une autre image dégradante, celle du serviteur qui se fait battre.
Chocolat joue sa libération sur scène, d’abord en inversant les clichés — il donne un coup de pied à Foottit, qui reste seul, sonné, sous les applaudissements — puis en incarnant Othello, rôle jusqu’ici confié à des Blancs grimés. La tirade du Maure de Venise résonne comme la profession de foi du personnage et l’art poétique de Zem : «Me dépeindre tel que je suis, sans rien atténuer, mais sans haine non plus.».
mots-clés : Cirque • Racisme • Clown • XIXe siècle • Omar Sy • Représentation • Émancipation
Italien, sous-titre Français
[(Dés)illusion de Noël]
Felice Natale
Durée : 13 minutes
Réalisation : Cecilia Mangini
Production : Giorgio Patara
Avec ironie et sans concessions, Cecilia Mangini dénonce le mythe du consumérisme et de la mode en suivant les regards curieux et impatients des enfants qui s’approchent des étals de la Piazza Navona, à Rome, le jour de l’Épiphanie.
L’avis de tënk :Brillant pamphlet anti-consumériste très en avance sur son temps. En pleine période de boom économique, tous les rituels compulsifs et aliénants des achats de Noël sont pris pour cible à travers un montage tourbillonnant et sarcastique, jusqu’à aboutir à un portrait expressionniste insoutenable de la petite bourgeoisie enchantée par le faux bonheur de la marchandise et le simulacre de l’argent.
N’ayant pas encore à sa disposition les outils du cinéma direct, Mangini expérimente l’asynchronisme comme arme de lutte idéologique, se lançant dans une rythmique audiovisuelle effrénée. Elle nous envoie ainsi en pleine figure des analogies féroces, sur le plan historique et économique.
Brecht, pour son ironie virulente, et Eisenstein, pour sa théorie du montage des attractions et du ciné-poing, sont les deux figures tutélaires de ce document cinématographique grotesque et haut en couleur, qui surprend encore aujourd’hui par son audace et sa cruauté.
Federico Rossin ·
Historien du cinéma, programmateur indépendant
mots-clés : Noël • Événements • Politique • Italie • Années 1960 • Critique sociale • Documentaire engagé • Consomnation
Français
[Biographie d’un matériau 🧱]
[Collection « Images de la culture »]
Bricks
Durée : 83 minutes
Réalisatrice : Quentin Ravelli
Production : Images de la culture
Des carrières d’argile abandonnées aux crédits immobiliers impayés, les briques espagnoles incarnent le triomphe puis la faillite économique d’un pays. Matériau de construction emblématique de l’Espagne, le «ladrillo» est devenu le symbole de la corruption liée à la spéculation immobilière. En suivant la biographie sociale de cet objet aussi prosaïque que polysémique, le sociologue et cinéaste Quentin Ravelli dresse un portrait en mosaïque de l’Espagne post-crise.
Le film tresse trois récits qui ne se croisent jamais dans la réalité : une usine de briques de Castille qui survit en exportant des modèles aux noms de dieux grecs, un maire qui se bat pour remplir sa ville fantôme curieusement habitée, et une femme équatorienne qui lutte avec la Plateforme des Victimes du Crédit pour faire annuler sa dette et éviter l’expulsion.
En évitant les discours d’experts et à partir de situations concrètes, Bricks donne un visage à la crise et dessine les stratégies individuelles ou collectives qui permettent de la surmonter. Une démonstration allégorique des mécanismes du capitalisme, portée par la double compétence de son auteur — chercheur au CNRS et romancier.
mots-clés : Espagne • Crise immobilière • Brique • Spéculation • Luttes sociales • Expulsion
Italien, sous-titre en Français
[Filmer l’architecture à Noël 🎄]
[Collection ArchiRès : Bêka & Lemoine]
Xmas Meier
Durée : 51 minutes
Réalisation : Bêka & Lemoine
Production : BêkaFilms
Xmas Meier raconte comment l’église Dives in Misericordia, conçue par Richard Meier en 2003, a transformé Tor Tre Teste, un quartier populaire de la banlieue de Rome, le propulsant de l’anonymat à une reconnaissance internationale. Trois immenses voiles de béton blanc, signature de l’architecte américain, surgissent au milieu des immeubles d’habitation sociale comme une apparition aussi spectaculaire qu’incongrue.
Filmés pendant la période de Noël, les habitants témoignent de l’impact de cette nouvelle icône architecturale sur leur quotidien. Entre polémiques, ironie caustique et liberté de parole, le film oppose les voix critiques des riverains — qui n’ont pas demandé à vivre dans l’ombre d’un monument touristique — à la dévotion des fidèles venus du monde entier admirer ce geste architectural.
Fidèles à leur approche documentaire, Ila Bêka et Louise Lemoine captent avec humour et tendresse les frictions entre architecture d’auteur et vie ordinaire. Loin des images léchées des magazines, ils révèlent ce que devient un bâtiment iconique une fois livré à ses usagers. Bienvenue à Rome !
mots-clés : Richard Meier • Église • Rome • Banlieue • Architecture contemporaine • Habitants • Bêka & Lemoine
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Comment voir les films ?
OnArchitecture est une archive audiovisuelle sur l’architecture et le monde dans lequel nous vivons. Une collection de 650 vidéos – et ce n’est pas fini – produites par Felipe De Ferrari et Diego Grass depuis 2007, offrant un panorama large et critique de l’environnement bâti.
Comment visionner les films ?
→ OnArchitecture est accessible en ligne à cette adresse : https://search.ebscohost.com. Identifiez-vous en sélectionnant votre établissement et en utilisant vos identifiants école.
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L’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier (ENSAM)
179 rue de l’Espérou
34093 MONTPELLIER cedex 5
Tél.: +33 (0)4 67 91 89 89
www.montpellier.archi.fr
La médiathèque se situe au 1er étage de l’école.











