10 films / 1 mois !
Programmation mensuelle de 10 films issus de la plateforme de streaming Tënk, de la base de données On Architecture et des collections du réseau ArchiRès (Bêka et Lemoine, Images de la culture, conférences des Ensa(p)).
Notre sélection aborde des sujets variés : architecture, villes, habitat, nature, environnement, climat, scénographie, arts vivants, espace public, sciences du vivant, sociologie, technologie, féminisme, design et mobilité.
En écho à cette sélection, nous vous proposons également plusieurs références de lecture en lien avec certains films, disponibles à la médiathèque.
Au-delà de la sélection mensuelle :
→ Profitez de l’intégralité des contenus disponibles sur ArchiRès, Tënk et On Architecture, et visionnez-les quand vous le souhaitez, où que vous soyez
→ Explorez les bases de données audiovisuelles et sites internet spécialisés répertoriés sur ArchiRès
→ Accédez aux captations des conférences organisées par les associations de l’ENSAM et l’école sur la chaîne YouTube de l’ENSAM
Vous avez une idée de thématique ? Nous sommes ouverts à toutes vos suggestions !
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JANVIER 2026 : 10 FILMS, 1 MOIS ! [du 19/01/26 au 15/02/26] *
Cette sélection met en lumière des œuvres qui interrogent et explorent de manière profonde la relation complexe entre l’humain, l’architecture et l’espace. À travers des films variés, les réalisateurs nous invitent à réfléchir sur l’impact de l’architecture sur nos vies quotidiennes, nos comportements et notre perception de l’environnement. Chaque œuvre propose une vision unique de l’espace, qu’il soit urbain, naturel ou intime, et soulève des questions sur notre interaction avec notre cadre de vie. Que ce soit à travers des portraits de communautés, des explorations de l’espace public ou des représentations de la nature, ces films invitent à repenser notre manière de vivre et d’habiter le monde.
Nota Bene : N’oubliez pas de vous connecter sur les plateformes avant de cliquer sur les liens vidéos, sinon une page 404 s’affichera.
Français
[Conférence de l’Atelier Senzu]
Édifices, usages et matières
Durée : 54 minutes
Réalisateurs : Ordre des Architectes
Producteurs : Ordre des Architectes
Dans le cadre du cycle de conférences « Faire avec », l’Ordre des Architectes PACA et le Forum d’urbanisme et d’architecture de la Ville de Nice ont invité David Dottelonde et Wandrille Marchais de l’Atelier Senzu, jeudi 27 novembre 2025 à L’Artistique, pour une réflexion sur les mutations de la pratique architecturale contemporaine.
Cette rencontre explore comment l’architecture peut se régénérer en repensant fondamentalement ses processus : celle des édifices qui trouvent de nouvelles vies, celle des usages qui se réinventent, celle des matériaux qui circulent. À travers leurs projets, David Dottelonde et Wandrille Marchais ont questionné notre rapport au bâti et aux ressources, cherchant à dépasser les oppositions entre nature et technique, entre patrimoine et innovation. L’Atelier Senzu expérimente d’autres manières de concevoir : faire avec l’existant, avec les cycles de la matière, avec les besoins émergents.
Une pensée architecturale en mouvement, qui tente pas à pas de trouver les gestes justes face aux urgences écologiques et sociales, en inventant des espaces pour des usages qui restent à définir, dans une logique de transformation continue plutôt que de production linéaire.
mots-clés : Réhabilitation • Architecture circulaire • Réemploi • Reconversion • Réversibilité • Matériaux biosourcés
Français
[La vie en face]
L’enfer des immeubles vétustes
Durée : 56 minutes
Réalisateur : Marion Angelosanto
Producteurs : SQUAWK
Dans un immeuble frappé d’un arrêté de péril à Pantin, des copropriétaires s’unissent pour sauver leur bien. L’humour soude ces compagnons d’infortune dont l’épopée tourne à la comédie catastrophe. En toile de fond, les ambiguïtés de la politique de l’État face au mal-logement.
Installée au quatrième étage d’un petit immeuble à Pantin, à deux pas du périphérique parisien, Marion Angelosanto croyait avoir trouvé le nid idéal. Des voisins agréables, originaires de nombreuses contrées du monde, et un cadre de vie convenant parfaitement à ses attentes. Mais quatre ans après son emménagement, plus rien ne va. Des fuites d’eau dévastent le bâtiment, des rats grouillent dans la cour, des squatteurs s’incrustent par les toits dans les chambres de bonne du cinquième étage, des dégradations en tous genres se multiplient et, pour couronner le tout, les charges impayées atteignent des sommets. Frappé d’un arrêté de péril par les autorités, son immeuble survivra-t-il à cette très mauvaise passe ?
Entre espoir et découragement, la réalisatrice Marion Angelosanto chronique avec humour son combat aux côtés d’une poignée de copropriétaires pour sauver leur bien. De l’arrivée d’un nouveau syndic aux premiers travaux de rénovation, de conflits en déconvenues, elle témoigne de leurs galères collectives pour échapper au pire, mais aussi des ratés désastreux des politiques publiques contre le mal-logement.
mots-clés : Copropriété • Mal-logement • Pantin • Arrêté de péril • Rénovation urbaine • Insalubrité • Solidarité • Habitat dégradé • Justice sociale • Urbanisme
[🏜️🏛️🌵Taliesin West]
En Arizona, l’architecture du désert de Frank Lloyd Wright
Durée : 14 minutes
Réalisateur : Felipe De Ferrari
Producteurs : Diego Grass
En 1927, Frank Lloyd Wright découvre l’Arizona et ses paysages désertiques. Dix ans plus tard, à 70 ans, il acquiert un terrain au nord de Phoenix, au pied du mont McDowell, avec « une vue sur les confins du monde ». Taliesin West y sera édifiée : résidence secondaire pour échapper aux hivers rigoureux du Wisconsin, mais aussi laboratoire du désert pour nourrir une inspiration nouvelle au contact d’une nature à la beauté brute.
En droite ligne de son approche organique, Wright puise son inspiration à même le désert. Les murs naissent d’un mélange de pierres et de sable du site, semblant surgir naturellement du sol. Les montagnes lointaines conditionnent la forme des toits, les cactus géants du désert de Sonora inspirent les structures. Des poutres en bois de séquoia soutiennent une toile blanche tendue, auxquelles s’ajoutent verre et acier. Les différentes unités sont reliées par des terrasses, escaliers, jardins et un plan d’eau, presque aléatoirement, comme si elles appartenaient au désert depuis la nuit des temps.
Ce documentaire explore comment Taliesin West incarne les principes de l’architecture organique : construire en harmonie avec la terre, honorer la matière, rapprocher les hommes de la nature. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, la maison-atelier accueille aujourd’hui 100 000 visiteurs annuels, maintenant vivant l’enseignement d’un architecte convaincu que l’homme et son environnement ne forment qu’un tout.
mots-clés : Frank Lloyd Wright • Arizona • Architecture organique • Matériaux locaux • Patrimoine mondial UNESCO • Habitat • Résidence • Habitat • Construction vernaculaire • Ressources naturelles locales
[monographie d’architecte : 92 WRI]
Les maisons-ateliers de Frank Lloyd Wright: origines, natures, spatialités
Quentin Béran
Résumé : Les maisons-ateliers d’Oak Park, de Taliesin et de Taliesin West jalonnent la carrière de Frank Lloyd Wright. Ces trois résidences — seules réalisations où Wright est à la fois commanditaire et architecte — offrent un accès privilégié à sa pensée. Leur architecture protéiforme, novatrice dès leur construction, continue d’inspirer aujourd’hui. Cet ouvrage immerge le lecteur dans l’univers wrightien, animé par la lumière, la matérialité, la couleur et le mobilier : une manière dynamique et interactive de vivre l’architecture. La richesse de l’espace intérieur, le dialogue entre l’usager et son environnement et la relation à la nature constituent les contributions majeures de Wright à l’architecture du XXe siècle. Les concepts de promenade architecturale et de parcours synesthésique permettent enfin d’interpréter son œuvre par un regard phénoménologique.
Français
[🙏🌳💚Hommage à Francis Hallé]
A l’abri des activités humaines
Durée : 97 minutes
Réalisation : Gwarr Greff
Production : TOXIC-PLANET, Greenpeace
Documentaire en accès libre, exceptionnellement durant le mois de janvier en hommage à Francis Hallé, décédé le 31 décembre 2025 à Montpellier.
La forêt de la Massane, dans les Pyrénées-Orientales, est sacralisée depuis le néolithique et vient d’être classée au patrimoine mondial en 2021. Forêt ancienne et refuge glaciaire au cycle forestier préservé, elle abrite une diversité biologique exceptionnelle avec plus de 45 000 espèces répertoriées, faisant d’elle l’un des laboratoires naturels les plus étudiés au monde.
Pour son second long métrage, Gwarr Greff accompagné d’Axelle Picco est parti à la rencontre de celles et ceux qui veillent sur cet espace : conservateurs, chercheurs, botanistes, gardes forestiers, philosophes, habitants. Parmi eux, Francis Hallé dont la pensée traverse le film : « Nous devons avoir une réflexion sur le temps long. » Le voyage plonge dans une temporalité vertigineuse, remontant 450 000 ans en arrière et projetant 700 ans dans le futur — un simple moment à l’échelle d’une forêt, quand certaines forêts primaires dépassent les 100 millions d’années.
Au-delà de ce qu’elle représente pour la survie des humains et des non-humains, la forêt nous apprend une autre façon d’habiter le temps. Un hommage à celui qui n’a cessé de nous inviter à penser avec les arbres.
mots-clés : Forêt ancienne • Massane • Pyrénées-Orientales • Francis Hallé • Temps long • Patrimoine mondial UNESCO • Biodiversité • Forêt primaire • Botaniste • Hommage
La vie des arbres
Francis Hallé
Résumé : Francis Hallé partage dans ce magnifique texte sa passion pour les arbres. Il possède la science des arbres ; il contemple leur beauté ; il s’émerveille de leur ingéniosité et de leur faculté à se sortir de toutes les situations difficiles ; il observe sans cesse leur manière d’occuper l’espace. Il sait pourtant que les arbres sont loin d’avoir révélé tous leurs mystères.
Son propos est aussi celui d’un spécialiste de l’écologie, notamment tropicale, sa passion l’ayant conduit dans de nombreux pays à travers le monde, jusqu’aux Tropiques. Il est également un ardent défenseur des forêts primaires, jamais exploitées par l’homme, qui ne représentent plus que 5 % des forêts de la planète. Il est grand temps de lire Francis Hallé.
L’auteur : Francis Hallé est botaniste, biologiste et dendrologue (spécialiste des arbres). Il a particulièrement étudié les forêts tropicales. Il a publié de nombreux livres, notamment Plaidoyer pour la forêt tropicale (Actes Sud, 2014) et Plaidoyer pour l’arbre (Actes Sud, 2005). Il est l’initiateur de l’exploration « Le radeau des cimes », qui étudie la canopée des forêts du monde.
Arabe, sous-titre Français / Anglais
[Événements : Vivant·es ! ]
Snake Hill
Durée : 25 minutes
Réalisation : Joëlle Abou Chabké
Production : Reef Association, Road2films
Joëlle, cinéaste, retourne dans son pays natal avec son mari pour lancer un projet de permaculture. Avec le soutien de son ami herpétologue, elle affronte sa peur des serpents. Cependant, elle se rend vite compte que sa véritable mission commence lorsqu’elle découvre que les terres voisines sont dévastées par les pesticides.
L’avis de tënk : Tout commence comme une enquête. Pourquoi ne voit-on plus de serpents sur les terres qui portent pourtant leur nom ? Pour y répondre, la cinéaste fait appel à son ami Ramy, spécialiste des reptiles. Le géant débonnaire pose des pièges vidéo et soulève délicatement les pierres.
Il en résulte une exploration sensible de la diversité de la faune et de la flore présentes sur les terres familiales de Melhem, cet amoureux qui rêve d’une agriculture respectueuse du vivant. Mais le film devient aussi une façon d’interroger les voisins qui ont choisi une autre voie. Ces agriculteurs qui suivent les recommandations des ingénieurs, subissent la pression de la rentabilité et pulvérisent des pesticides à tour de bras. Pour eux, c’est une guerre qu’ils mènent contre les nuisibles. « On accepte tout à condition de pouvoir rester sur notre terre » dit l’oncle Nicolas, fataliste. Une tentative d’écouter l’autre qui résonne d’autant plus fortement dans un Liban où les humains se divisent et se font la guerre.
Éva Tourrent ·
Responsable de la programmation et co-directrice artistique de Tënk
mots-clés : Liban • Permaculture • Pesticides • Agriculture • Biodiversité • Territoire • Terre ancestrale • Usage des sols • Écosystème • Agriculture intensive • Herpétologie • Vivant • Habitat naturel
Français
[Conférence ENSA]
Philippe Rahm : Architecture climatique
Durée : 88 minutes
Réalisation : Ensab : École nationale supérieure d’architecture de Bretagne
Production : Ensab : École nationale supérieure d’architecture de Bretagne
L’architecture et l’urbanisme étaient traditionnellement basés sur le climat et la santé, comme on peut le lire dans les traités de Vitruve, Palladio ou Alberti, où l’exposition au vent et au soleil, les variations de température et d’humidité influençaient les formes des villes et des bâtiments.
Ces causes fondamentales ont été oubliées dans la seconde moitié du XXe siècle grâce à l’énorme utilisation d’énergie fossile par les systèmes de chauffage et de climatisation, qui provoquent aujourd’hui le réchauffement de la planète.
Aujourd’hui, face à la réalité du réchauffement climatique, pour résister aux canicules, moins dépenser d’énergie en hiver tout en réduisant les émissions de CO2, nous proposons de reposer notre discipline sur les qualités climatiques intrinsèques des formes et des matériaux, où l’air, la lumière, la chaleur ou l’humidité sont reconnus comme les véritables matériaux de construction, où la
convection, la conduction, l’évaporation, l’émissivité ou l’effusivité thermique deviennent de véritables outils pour composer les formes des villes et des bâtiments, capables de révolutionner les valeurs esthétiques et sociales grâce au principe du matérialisme dialectique.
mots-clés : Climat • Climatique • ENSAB • École d’architecture • Bretagne • Rennes • Architecte • Conférence
Français
[🎬CINÉMA · Long métrage]
[Collection « Images de la culture »]
Asphalte
Durée : 100 minutes
Réalisation : Samuel Benchetrit
Production : Julien Madon, Ivan Taïeb et Marie Savare de Laitre
Adapté des nouvelles autobiographiques Les Chroniques de l’asphalte (2005-2010), Asphalte, cinquième long métrage de Samuel Benchetrit, tisse trois rencontres autour d’un HLM isolé dans un no man’s land urbain.
Le format carré de l’image révèle d’emblée le motif central du film : l’enfermement. Trois personnages chutent — l’astronaute littéralement tombé de l’espace, l’actrice déchue bloquée sur son palier, le misanthrope Sternkowitz effondré sur son vélo d’appartement. Mais face à ces solitudes apparaît une aide inattendue : un jeune voisin filme l’actrice telle qu’elle est vraiment, Mme Hamida accueille l’astronaute perdu, l’infirmière de nuit ouvre un espace bienveillant au solitaire.
Samuel Benchetrit utilise le cadre comme langage : champ-contrechamp comique de l’exclusion, format carré de l’isolement, appareil photo sans pellicule pour se rapprocher.
Une mise en scène qui cherche à montrer comment, dans les interstices de l’enfermement, se créent des espaces de rencontre. Trois histoires finement entrelacées qui n’en racontent qu’une : celle de la solidarité comme ouverture poétique dans le béton.
mots-clés : Cinéma • Solitude • Solidarité • HLM • Enfermement • Rencontres • Chute • Adaptation littéraire • Architecture du quotidien • Espaces intermédiaires • Habitat social
Français, sous-titre Anglais
[Syndrôme de Diogène]
Ôte-toi de mon soleil
Durée : 49 minutes
Réalisation : Messaline Raverdy
Production : Gsara, CBA (Centre Bruxellois de l’Audiovisuel)
« Joseph ne peut plus vivre chez lui. Pendant des années, il a parcouru la ville avec son chariot pour amasser des kilos de papiers disparates et collections d’objets en tout genre, saturant son appartement d’un chaos labyrinthique. On dit de lui qu’il a le “syndrome de Diogène”. Il est doté d’une culture vertigineuse et d’un sens de l’humour affûté. Je l’aide à désengorger son intérieur. Une amitié se tisse. »
L’avis de tënk : L’appartement de Joseph déborde d’objets, de documents, de livres. Syndrome de Diogène, dit-on. Messaline Raverdy tente de l’aider à désengorger l’espace. Elle observe ce chaos sans voyeurisme, en tenant Joseph à distance pour mieux l’approcher. La voix et la drôle d’érudition de son personnage irriguent le film tandis que son corps se dérobe.
Les extraits de vieux programmes pédagogiques – sur les rayonnements solaires, les nuages, la géologie – composent une autre matière sensible. Se tisse peu à peu un lien entre l’entassement compulsif et ces strates d’images en pellicule : il s’agit de stocker pour ne pas perdre. Le processus d’accumulation résonne avec un passé familial traumatique.
Ce film emprunte une texture granuleuse qui fait de chaque plan une trace fragile. Il s’intéresse à la survie des mémoires intimes et collectives, mais aussi à celle des images elles-mêmes. Celles-ci tentent de tenir face au vertige de la disparition. Dans cette amitié entre la cinéaste et Joseph se dessine une lutte contre l’effacement que permet le cinéma.
Benoît Hické ·
Programmateur et enseignant
mots-clés : Portrait • Essais • Humour
Arménien, sous-titre Français / Anglais
[Premières bobines : Les films de La Fémis]
Storgetnya
Durée : 21 minutes
Réalisation : Hovig Hagopian
Production : La Fémis
« Mars 2020, Erevan, capitale de l’Arménie. À 230 mètres sous terre, dans la mine de sel d’Avan, des hommes et des femmes marchent pour mieux respirer. Les activités physiques et les consultations médicales rythment les journées de cette clinique souterraine. Dans ce monde hors du temps, les vies se croisent et se racontent.
L’avis de tënk : Nous sommes habitué·es, en tant que spectateur·ices, à parcourir les mines souterraines. En entendant les grincements d’un ascenseur vieillissant descendant sous terre, nous croyons savoir où nous mettons les pieds. Et pourtant. Ces sous-sols là sont éclairés au néon, et la plupart du temps, il semble y régner une atmosphère très paisible.
Les personnes que nous voyons déambuler dans ces couloirs en clair-obscur mènent des activités tout à fait réalisables à la surface. La mine se fait donc abri, et le réalisateur nous laisse fabriquer un hors-champ qui ne nous parvient que par bribes.
Mine de sel dans laquelle on vient reprendre son souffle, où seul le sifflement des néons, et les échanges autour de la table de ping-pong viennent rompre le silence des souterrains. Storgetnya nous laisse intrigué·es, ouvre des questions qui trouveraient sûrement leur réponse à la surface, dans l’air d’Erevan.
Alizée Mandereau ·
Programmatrice
mots-clés : Arménie • Erevan • Mine de sel • Spéléothérapie • Clinique souterraine • Santé respiratoire • Hors du temps • Architecture souterraine • Halothérapie • Espace de soin
Anglais / Italien / Allemand, sous-titre en Français
[Film documentaire]
[Collection ArchiRès : Bêka & Lemoine]
Rehab (from Rehab)
Durée : 86 minutes
Réalisation : Bêka & Lemoine
Production : BêkaFilms
Comment un bâtiment peut-il participer au traitement physique et mental d’un patient en rééducation ? Ce film explore l’architecture, les corps et le design universel susceptible de révolutionner nos espaces partagés.
À Bâle, les architectes Herzog & de Meuron ont conçu le centre de rééducation REHAB, bâtiment hypermoderne dédié à l’accompagnement des personnes en situation de handicap physique et neurologique. Son architecture repose sur une approche holistique où le bâtiment devient partie intégrante du soin.
La cinéaste Louise Lemoine y raconte son histoire personnelle : une enfance marquée par les séjours de son père gravement handicapé dans divers centres de réadaptation, qu’elle décrit comme les lieux les plus difficiles de sa vie. Rehab est à la fois un récit intime et une vision inspirante de la manière dont le design universel et l’architecture réfléchie peuvent transformer notre façon d’habiter le monde.
mots-clés : Architecture thérapeutique • Design universel • Architecture de santé • Accessibilité • Architecture inclusive • Conception holistique • Architecture contemporaine
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OnArchitecture est une archive audiovisuelle sur l’architecture et le monde dans lequel nous vivons. Une collection de 650 vidéos – et ce n’est pas fini – produites par Felipe De Ferrari et Diego Grass depuis 2007, offrant un panorama large et critique de l’environnement bâti.
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179 rue de l’Espérou
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Tél.: +33 (0)4 67 91 89 89
www.montpellier.archi.fr
La médiathèque se situe au 1er étage de l’école.











